Prostitution

Activité particulièrement rémunératrice pour les empires criminels de la Galaxie et parfois tolérée ou encouragée par des mondes à faible densité de population comme Corellia ou Keyorin, voire par des hôtels, comme sur Lianna. Afficher le sommaire

Avant-propos

Cette fiche est le fruit d'une longue maturation, et on peut dire qu'elle est l'aboutissement d'un projet me tenant à cœur depuis longtemps. En effet, loin d'être un univers aseptisé, l'univers Star Wars s'avère être tout aussi riche en personnages aux mœurs interlopes -pour ne pas dire dépravées- que notre galaxie.

Je tiens cependant à préciser quelques points dès maintenant : cette fiche ne se veut en aucun cas une quelconque apologie de la prostitution, du racolage (interdit par la loi du 18 mars 2003) ou des maisons closes (interdites par la loi 13 avril 1946), mais simplement un état de faits concernant les mœurs de la galaxie Star Wars.

Signé : Tarkin-Sienar, rédacteur.

I- Définition

La prostitution est probablement un des métiers les plus anciens de la galaxie, bien qu'aucune source n'en atteste véritablement l'existence avant l'époque de la Destruction de Taris au cours de la Guerre Civile des Jedi, et qui a réussi à subsister pendant des millénaires en dépit des législations plus ou moins favorables à son égard.

De fait, sous l'appellation générique de prostitution que nous avons choisi assez arbitrairement, se cachent plusieurs pratiques : la principale, qui est d'ailleurs la finalité des autres, consiste pour une représentante féminine d'une espèce pensante, à vendre son corps et des services sexuels en échange d'argent. Cette finalité peut se trouver introduite -voire dissimulée- dans certains cas sous le couvert d'autres prestations de nature tout aussi peu innocentes, comme des danses de femmes dénudées ou des massages érotiques. Notons cependant que loin d'être toutes ce que l'on pourrait qualifier avec audace des "travailleuses libres", les prostituées sont, pour bon nombre d'entre elles, de véritables esclaves sexuelles.

II- Organisation

Loin d'être un phénomène uniforme et centralisé, la prostitution naît généralement d'initiatives spontanées, parfois dues à des femmes à cours de liquidités -ou même désireuses d'approcher les milieux de pouvoir-, ou plus fréquemment à des seigneurs du crime qui parviennent finalement à créer de véritables empires de la prostitution, secteur recoupé et alimenté par des filières pornographiques plus "traditionnelles" comme la production d'Holofilms. A cet égard, il convient de citer Kailio Entertainments, société de production de films pour adultes contrôlée par les Hutts, eux-mêmes maîtres de réseaux de prostitution dans la bordure. Notons que ces réseaux de prostitution ne se limitèrent pas à l'emploi d'êtres vivants : le Droïde de Luxe BD-3000 fut ainsi détourné de son usage premier -le protocole- et reprogrammé pour servir d'escort-girl dans les bas-fonds de Coruscant.

Présentes sur tous les mondes de la galaxie, fussent-ils aussi peuplés que Coruscant, agraires comme Corellia, riches et excentrés comme Lianna ou monde misérable de contrebandiers Keyorin, les prostituées opéraient généralement de façons très diverses. Néanmoins, deux méthodes d'opération sont "universelles" : la première consiste en un racolage -actif ou passif- dans les rues des villes : habillées de façon provocatrice et prenant une pose aguicheuse, les prostituées attendent qu'un client daigne s'intéresser à elles, l'interpellant parfois afin d'attirer son attention ; tolérée -parfois encouragée- dans des mondes à faible densité de population comme Corellia ou Keyorin, cette pratique semble peu courante dans des grandes cités, probablement du fait d'une répression accrue. La seconde prend place dans des clubs (comme l'Outlander Club de Coruscant) ou les Hôtels (tels l'Imperial Hôtel de Lola Curich sur Lianna) : profitant de l'atmosphère sombre, voire de l'alcool et des drogues ingérées par le client potentiel, la prostituée entreprend des manœuvres de séduction (parfois des danses) afin de le conquérir. Notons que cette technique nécessite l'assentiment du propriétaire des lieux, pas toujours enclin à tolérer la présence dans son établissement de "danseuses libres". Dans les deux cas, l'approche du client s'opère généralement dans des quartiers peu huppés tandis que la finalisation de l'acte est généralement opérée dans un hôtel.

Prostituée corellienne tentant d'aguicher Hobbie Klivian Prostituée corellienne tentant d'aguicher Hobbie Klivian

De fait, la seule véritable constante parmi les êtres pensants féminins contraints de se prostituer demeurait la beauté -ou tout du moins des formes généreuses- : seule une prostituée suffisamment "attrayante" -avec tout le dégoût que nous inspire ce mot- pouvait en effet espérer parvenir à attirer puis fidéliser ses clients. Ainsi, si l'on retrouve des prostituées parmi les représentantes de toutes -ou presque- les espèces de la galaxie, trois espèces en particulier sont en surreprésentation, à commencer par les humaines, ce qui n'a rien d'étonnant sachant que les humains sont la race la plus présente dans la galaxie, en particulier dans les mondes du noyau. Les deux autres races sont également des humanoïdes : les Twi'leks et les Zeltrons, soit deux espèces au sein desquelles l'éducation des femelles est centrée sur la futilité et les choses de l'érotisme : il n'est donc pas surprenant de constater que les Twi'leks, réputées soumises et sensuelles, forment une grande partie des harems de seigneurs du crime, de Davik Kang à Jabba le Hutt, ou de riches débauchés.

III- Prostitution et légalité.

Si dans un monde comme Keyorin, la prostitution était autorisée, voire encouragée, sa tolérance fut sur la plupart des mondes très fluctuante, en fonction du régime politique au pouvoir. Ainsi, si la République Galactique corrompue prouvait son laxisme dans ce domaine, l'austère Empire Galactique, guidé par les préceptes moraux rigides édictés par le COMPNOR, était généralement moins indulgent face à la débauche, le cas de décadents comme Isoto ne devant pas faire illusion.

Néanmoins, il ne semble pas que la prostitution ait réellement été combattue pour ce qu'elle était, mais plus probablement parce qu'elle était la couverture de nombre d'opérations moins avouables, comme le trafic de drogue ou l'assassinat. Ainsi, sur Atzerri, un quartier de la capitale planétaire était intégralement dédié à cette activité et où Luke Skywalker découvrit un bouge appelé le Palais de Jabba, et où des serveuses en tenues légères proposaient d'autres services en sus de boissons aux prix exorbitants. Le père d'Akanah qui vivait sur cette planète, Joreb Goss, était lui-même un maquereau ayant une addiction au rokna bleu d'Endor.

IV- Couvertures et Opérations spéciales

En fait, il s'avère que pour un nombre non négligeable de prostituées, leur place sociale de "femmes publiques" ou de membres de l'entourage proche de dignitaires leur permettait de dissimuler leur implication au sein d'organisations illégales -en faisant des contacts insoupçonnables- ou leur appartenance à une organisation d'Etat.

Deux exemples sont éloquents à ce sujet : Terri Karl était le leader de l'Alliance Rebelle sur la riche planète Lianna, tandis que Grania, amante/prostituée attitrée de l'amiral Lon Isoto, était un agent d'Ysanne Isard, directrice des renseignements impériaux.

V- La condition servile

Il convenait de terminer cette étude de la prostitution par une évocation des conditions de vie et de travail des prostituées esclaves, propriétés de seigneurs du crime. Généralement Twi'Leks, espèce considérée comme soumise et ayant des dons innés pour l'érotisme, les prostituées, "danseuses" ou "masseuses", sont généralement acquises jeunes par leurs maîtres, auprès de leurs propres clans.

Dès lors commence pour elles une vie misérable, sans espoir de sortir du palais ou du vaisseau de leur propriétaire et seulement consacrée à la satisfaction de la libido de leur maître ou de leurs invités, dans la crainte que celui-là ne les batte, ou, dans un élan de cruauté, les tue par pur vice, comme Jabba sacrifia sa danseuse Oola à son Rancor.

Néanmoins, il arrive que des esclaves sexuelles déterminées à s'affranchir franchissent le Rubicon et assassinent leurs maîtres afin de gagner leur liberté comme le firent Dia Passik ou les Jumelles Soleil.

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