Sarlacc

Cette forme de vie omnivore était la plus ancienne connue vivant dans le désert, et pourtant l'on savait bien peu de chose d'elle.

Cette forme de vie omnivore était la plus ancienne connue vivant dans le désert, et pourtant l'on savait bien peu de chose d'elle. Il existait très peu de spécimens, dispersés sur plusieurs planètes, et les approcher comportait un tel danger que bien peu de xénobiologistes purent satisfaire leur curiosité, au point que les rares survivants les ayant approchés se virent assaillis par les questions des scientifiques qui tentaient de percer les mystères de cette espèce. Le terme « forme de vie » était d'ailleurs peut-être l'expression la plus adéquate en ce qui concerne le sarlacc, car les scientifiques n'arrivaient même pas à classer cette entité parmi les espèces animales ou végétales.

En effet, elle possédait des caractéristiques empruntées aux deux catégories. Comme une plante, le sarlacc, dont on ne voyait en fait au grand jour que la gigantesque gueule en forme d'entonnoir, emplie de dents et de tentacules, avec au centre un bec extensible, était enfoncé profondément dans le sol. Les plus jeunes spécimens auraient la faculté de se déplacer très rapidement sous le sable, mais parvenus à l'âge adulte, ceux-ci ne bougaient absolument plus, pendant toute la durée de leur existence, d'emplacement. Cette créature possédait des tentacules, des sortes de jambes, qu'elle déployait comme dans racines sous le sol. De plus, sa reproduction se ferait par spores, libérées lors de la rencontre d'un mâle et d'une femelle, après que le mâle ne se soit attaché à celle-ci à la manière d'un parasite. Ces spores, libérées dans l'atmosphère, pourraient voyager sur de longues distances dans la galaxie, avant de trouver un point d'ancrage sur une autre planète, en s'attachant à une créature dont elle sucerait le sang pour se nourrir. La larve ainsi obtenue, si elle était avalée par une autre créature plus grosse, dévorait de l'intérieur son hôte, avant de s'installer dans une anfractuosité ou un puits assez large pour pouvoir grandir et devenir un sarlacc adulte. Cette vie végétative et immobile ferait pencher la balance vers la catégorique des plantes si d'autres faits, comme sa façon de se nourrir ou bien tout simplement la nature de ses proies ne faisait hésiter plus longtemps.

Créature ayant en tout cas élu domicile dans les endroits désertiques, elle attendait que ses proies passent près d'elle pour les envelopper de ses tentacules sortant de sa gueule et les attirer à elle, et possédait pour cela une patience infinie. En hommage à sa détermination et à sa patience, la forme un, le Shii cho, était aussi appelée la « forme » ou « voie du sarlacc ». Autre caractéristique des plus sympathiques, le sarlacc, malgré ses dents, ne mâchait pas ses proies. Celles-ci, pointées vers l'intérieur du sarlacc, avaient plus pour fonction d'empêcher les victimes de remonter à la surface. Une fois celles-ci avalées, elles étaient lentement digérées pendant de très nombreuses années par ses sucs digestifs, accompagnés d'une neurotoxine altérant l'esprit des proies pour les garder docile, un peu comme si le sarlacc absorbait l'intelligence de ses victimes, qui supporteraient alors les tourments, comme désincarnées, avant leur mort. La légende parle de plus de mille ans de digestion pour une proie, ce qui ne serait pas énorme si l'on comparait cette période avec l'espérance de vie de la créature, estimée à plus de vingt mille ans ! Une légende Tusken évoquait la naissance du sarlacc de lui-même, bien avant que le soleil principal ne se scinde en deux soleils jumeaux, ce qui accréditerait la longévité de l'animal. Même si cette explication reste du domaine purement légendaire, les Tusken refusaient de croire à une autre origine pour ce monstre. De plus le sarlacc était une des créatures les plus volumineuses du désert. Toujours dans le domaine des hypothèses, on soupçonnerait les femelles d'être plus grosses que les mâles. Si l'on ne voyait de cet espèce que sa gueule, l'animal pouvait, sous le sable, s'étendre jusqu'à cent mètres de profondeur.

L'un des sarlacc les plus connus était celui situé dans le désert de Tatooine, au grand Puits de Carkoon de la Mer de Dunes, et dont Jabba le Hutt se servait comme déversoir pour tuer certains de ses prisonniers, quand il ne les donnait pas à son Rancor. L'envergure de sa gueule était d'environ quinze mètres, ce qui lui conférait le record de largeur pour les spécimens répertoriés. Ce chef de contrebandiers décida entre autre d'éliminer ainsi le jeune jedi Luke Skywalker, mais il commit l'erreur de le sous estimer, et les proies que reçut le sarlacc ne furent ni le jedi ni ses amis, mais les sbires de Jabba, lors de la célèbre Bataille de Carkoon. Jabba le Hutt lui-même fut éliminé, et le chasseur de prime Boba Fett disparut dans l'estomac du monstre, où il passa aux yeux de tous pour mort. Cependant, possédant une volonté de fer et recouvert d'une armure mandalorienne qui le protégea en partie des acides, il réussit à assommer la bête avec son armement et sortit à temps d'elle, brûlé par les sucs, mais vivant, proclamant ensuite à qui voulait l'entendre que la créature l'avait trouvé quelque peu indigeste.

Cependant, peu crurent tout d'abord à sa réapparition, et sa réputation mit longtemps avant de lui être rendue. Il fut le seul , avec un dénommé Zorba Desilijic Tiure, à sortir vivant de l'estomac de l'une de ces créatures. Le visionnage d'un enregistrement récupéré dans les affaires de Boba permit aussi d'assister à un phénomène étrange qui prouverait l'existence d'une conscience chez cette créature : le chasseur de prime, pendant son séjour dans l'estomac de la bête, aurait réagi à des stimuli invisibles, soulignant la capacité de communication de l'animal avec ses victimes, qu'il torturerait mentalement aussi. Une croyance évoquait aussi la possibilité d'une sorte de communion entre les consciences des différentes proies du sarlacc.

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