Mando'a

Le Mando'a était le langage des Mando'ade. Avec ses règles et ses subtilités comme dans toute langue... Afficher le sommaire

Le Mando'a était la langue des Mandaloriens. Base de leur culture, le Mando'a et la pratique de ce langage était l'un des Resol'Nare, les six piliers fondamentaux qui faisaient d'un homme un Mandalorien. Ainsi, l'apprentissage du Mando'a et la compréhension de ce langage étaient fondamentaux si l'on voulait comprendre les fondements idéologiques de cette culture ancestrale...

Présentation et Origines

Tout comme celles du peuple Mandalorien, les origines du Mando'a étaient troubles. En plus des similarités évidentes avec le langage Taung - un peuple qui était présumé être à l'origine des Mando'ade - le Mando'a partageait des caractéristiques uniques.

La structure générale du Mando'a était basée sur l'agglutination ; c'est-à-dire que ce langage prenait des éléments de plusieurs mots et les combinait afin d'en créer de nouveaux, basés sur la signification propre des mots de base. Cette pratique enfantine faisait du Mando'a un langage facile à apprendre, si tant est que l'on connaissait le Vocabulaire Mandalorien. Cette structure soulignait également la base de l'identité Mandalorienne : l'ajout sans conditions d'éléments d'autres races et d'autres espèces à un clan préexistant. Ainsi, le Mando'a était à la fois la langue du guerrier et celle du poète ; et bien que les pragmatiques Mandaloriens étaient rarement vus comme sensibles à l'art et à la poésie, leurs cultures et traditions étaient basés sur des poèmes épiques et Chants Mandaloriens. La culture des Mando'ade était avant tout une culture orale : lorsque l'on était membre d'un peuple nomade, on ne pouvait avoir recours aux bibliothèques, la transmission orale était donc très importante.

Remarques Préalables

La langue Mandalorienne avait une structure très régulière. Il n'y avait pas de cas particuliers ou de conjugaison, seulement deux formes verbales et un système basé sur les préfixes pour changer le temps des verbes. De plus, les règles de création d'adjectifs et d'adverbes étaient aussi basées sur le système simple d'un ajout de suffixes. La prononciation répondait à des règles constantes, rares étant les exceptions régionales, ce qui faisait qu'il était très difficile de se tromper en Mandalorien. De plus, les Mandaloriens pensaient que le Mando'ad (enfant de Mandalore) pouvait très bien personnaliser son langage, tout comme son armure ; ce que d'autres espèces auraient pu considérer comme une hérésie...

Bien que les Mandaloriens aient passé des millénaires à commercer avec le peuple Hutt ( en Huttese ) ou en Basic Standard Galactique, ces deux langages n'eurent que peu d'impact sur le Mando'a. En respect de la forme originelle du langage - et de sa flexibilité inhérente - certains mots cependant furent empruntés à d'autres langues. Mais, quand le besoin de nouveaux mots se faisait ressentir, les Mandaloriens préféraient avoir recours à des combinaisons basées sur le vocabulaire déjà existant. Le Mando'a moderne - des siècles entourant la Bataille de Yavin - avait donc peut-être une structure grammaticale simple, certains concepts devaient pourtant être bien compris (par quelqu'un utilisant le Basic) avant de se lancer dans l'apprentissage du Mando'a. Ainsi, le Mando'a était bien souvent très vague en ce qui concernait les temps et, plus important, ne possédait pas de genre. Malgré tout, cette langue était logique : l'ordre des mots était important (tout comme en Basic), et il n'y avait pas besoin d'accorder sujet, verbe et adjectif.

Le Mando'a était donc basé sur un système de préfixes afin d'indiquer les temps, dans le but de ne pas embrouiller les aruetiise, les non-Mandaloriens. Historiquement, il n'y avait pas de temps passé pour les Mando'ade : ils vivaient leur Histoire ; il n'y avait pas non plus de temps futur, car ils n'avaient pas d'autre ambition que de vivre le jour présent. En fait, pour certains, utiliser le temps futur marquait un refus d'accepter la Mort, ce qui n'était pas Mandalorien. Cependant, le commerce étant plus important que le reste, une concession avait été faite pour cette Galaxie où le temps était important, surtout quand il s'agissait de contrats légaux. De plus, le fait que les Mando'ade amassent des fortunes considérables prouvait qu'ils réfléchissaient bien au-delà du jour présent, ne serait-ce que pour assurer le bien-être de leurs enfants.

Ainsi, les préfixes ru (passé) et ven (futur), placés entre le sujet et le verbe, marquaient la différence entre les trois temps simples. Le Mando'a n'avait pas de forme passive : comme dans la nature Mandalorienne, c'était l'action ou rien. Les pronoms indiquaient le sujet/complément du verbe, tout comme en Basic. La syntaxe était primordiale dans le Mando'a parlé : l'ordre des mots était fondamental, il n'y avait pas de cas particuliers ou de variations verbales. Pourtant, le Mando'a tolérait une licence poétique : dans les chants et poèmes, la forme était plus libre et pouvait être ardue à traduire pour un non-Mandalorien. Comme ces poèmes étaient la base de la culture Mandalorienne, tous les Mando'ade de naissance en comprenaient le sens.

Verbes

La forme infinitive des verbes en Mando'a était en -ir, -ar, -ur, -or ou -er. La suppression du -r final donnait généralement la forme conjuguée (jurir: porter ; Ni juri kad: je porte un sabre). Parfois, une apostrophe séparait les voyelles finales, pour indiquer une prononciation plus glottale et abrupte. Cette apostrophe, le beten (ou sigh) - comme dans Mando'ad pouvait aussi indiquer une respiration, une particularité de prononciation ou l'effacement d'une lettre. Ainsi, ni jur'i kad ou même ni jur'kad étaient équivalents à ni juri kad, cela dépendait bien sûr des communautés. Le Mando'a étant avant tout un langage parlé, les contractions et la prononciation variaient selon les communautés, bien plus que pour le Basic. La perte de la voyelle finale du verbe conjugué était très répandue dans la poésie et les chansons. De plus, le verbe cuyir (être) était bien souvent non-prononcé, car induit par l'ordre des mots comme dans ni (cuyi) verd (je suis un guerrier). Cette tendance à éluder des mots que les personnes pratiquant le Basic s'attendaient à retrouver, pouvait créer la confusion ou paraître impoli ; cependant, avec les siècles, les Mando'ade avaient adopté le style élémentaire du parlé militaire, considérant que les mots non-prononcés étaient induits. Pour dire 'c'est bien', un Mandalorien dira jate (bien), plutôt que bic jate ou la forme complète bic cuyi jate.

Autres Manières d'utiliser les Verbes

L'ajout du préfixe tion, transformait une affirmation en question : gar verborad'ni (vous m'engagez) devenait ainsi tion'gar verborad'ni ? (m'engagez vous ?).

Le préfixe ke (du mot signifiant 'ordre') était marqueur de l'impératif. L'utiliser avec l'infinitif du verbe était très formel ; dans le langage quotidien, on utilisait la base verbale (sans le -r final). Ainsi, ke nu jurkadir sha Mando'ade! ou (ke nu'jurkad sha Mando'ade!) signifiait "ne plaisante pas avec les Mandaloriens!"

Pour obtenir la forme négative d'un verbe - ou le plus souvent d'un nom - les Mandaloriens ajoutaient le préfixe n' (ou nu, ne ou encore nu', selon la prononciation) avant la phrase ou la partie de la phrase négative, en fonction du sens. La prononciation était souvent le facteur clé pour déterminer quelles lettres tombaient à l'oral. Le préfixe négatif marquait souvent la forme négative des noms comme 'mé' en Basic : ne'briikase (mécontent) ; cela marchait aussi pour des mots sonnant étrange en Basic : ne'waadas (littéralement 'non-richesse').

Voici un résumé basé sur le verbe jurir :
Ni juri kad : je porte un sabre.
Nu'ni juri kad: je ne porte pas de sabre.
Ni ven juri kad: je porterai un sabre.
Ni ru juri kad: je portais un sabre.
Ke jurir kad !: Porte ce sabre! (Formel)
Ke'nu jurir kad ! Pose ce sabre ! (Littéralement 'Ne porte pas ce sabre !')

Les Noms et les Autres Parties du Discours

Le genre des noms restait le même pour hommes et femmes. Le genre était le plus souvent induit par le contexte. Pères et mères (tout comme fils et filles) étaient respectivement définis par le même mot, ce qui était un cas unique dans les langues des espèces où la reproduction était sexuée. Quand le genre était réellement nécessaire, on ajoutait les adjectifs jagyc (masculin) ou dalyc (féminin).

L'article indéfini eyn (un/une) était presque toujours occulté, sauf pour marquer l'emphase. Cela marchait de la même façon pour l'article défini te ou haar (plus emphatique).

Le pluriel était formé par l'ajout d'un -e final (toujours prononcé). Ainsi, ade (fils, filles, enfants) était prononcé [AH-day]. Autrefois, un -a marquait le pluriel, mais il avait évolué en -e (sans doute avec une évolution dans la prononciation). Quand un mot finissait par une voyelle, le pluriel était marqué par l'ajout d'un -se final (comme dans aruetiise).

Pronoms

Tout comme pour les noms, les pronoms étaient dénués de la notion de genre. Certain pronom personnels étaient utilisés aussi pour la possession, tout comme gar (vous/vos ; tes/toi). Kaysh signifiait à la fois 'lui' et 'elle' et 'à lui'/'à elle'. Val signifiait 'ils' ou 'à eux'. Cependant, on notait ni (moi/je), ner (mon), mhi (nous) et cuun (notre). Ceci était présumé être les restes d'un ancien dialecte Mandalorien.

Adjectifs et Adverbes

Les adjectifs et les adverbes, ayant la même valeur en Mando'a, était formés par l'addition du suffixe -la ou -yc (prononcé [iish]). Ainsi, jalyc et jagla signifiaient tous deux 'masculin'. Cette particularité faisait croire à des personnes parlant couramment le Basic que les Mandaloriens étaient peu éduqués lorsqu'ils disaient 'les gars bien fait'. Cependant, cela signifiait uniquement qu'ils n'étaient pas adeptes des formes passives et adverbiales. Dans tous les cas, se moquer des difficultés langagières d'un fils de Mandalore n'était jamais une bonne idée...

Les comparatifs et les superlatifs étaient construits de la même manière, avec -shy'a pour le comparatif (dralshy'a : plus fort) et -ne pour le superlatif (jatne : le meilleur).

Vocabulaire

Les mots utilisés par une culture donnée trahissaient ses valeurs et sa vision des choses. Il n'y avait pas de mot dans le Vocabulaire Mandalorien pour 'héros' : un comportement héroïque était attendu de la part de tout Mando'ade, peu importait son sexe, ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel que d'être un héros. Pourtant, il y avait plusieurs mots pour parler d'un traître ou d'un criminel. Hut'uun était la pire insulte Mandalorienne (signifiant un faible et un lâche à la fois). Cependant, il semble que les Hutts n'étaient pas au courant (ou qu'ils se fichaient complètement) que les Mandaloriens les considéraient de la sorte à cause de leur propension à engager les autres pour faire le sale boulot à leur place...

La compréhension de la dérivation des mots Mandalorien était la base de la compréhension du mode de pensée Mandalorien. Un exemple était particulièrement parlant : taylir signifie tenir ou garder ; si l'on ajoute le préfixe kar- (de kar'ta, cœur), on obtient kar'taylir (tenir à cœur, savoir). A travers les millénaires, les Mandaloriens se basèrent davantage sur l'Histoire orale plutôt que sur des écrits ou enregistrements ; ils mémorisaient ainsi la majeure partie de leur savoir, croyant que le cœur était le vrai centre de l'intellect. En ajoutant rien qu'un mot, kar'taylir prend un tout autre sens : kar'taylir darasuum signifiait ainsi, garder dans son cœur éternellement, par extension, aimer. Les Mando'ade pensaient que l'amour était la connaissance totale d'une personne, pas un insondable mystère romantique. Cette philosophie était typique d'une race de guerriers nomades pour qui la confiance, la loyauté et la faculté de pouvoir compter sur son conjoint ou son clan était primordiale. Les Mando'ade n'étaient pas les partenaires les plus romantiques, mais ils étaient généralement des époux fidèles et loyaux.

Prononciation

Le Mando'a se prononçait généralement comme le Basic, avec quelques exceptions : on ne trouvait ni 'x', ni 'f', ni 'z'. Cependant, certaines régions prononçait le 'p' comme un 'f' ('ph') et le 's' comme un 'z'. Si l'on retrouvait ces lettres dans l'Alphabet Mando'a, c'était uniquement lié à des soucis de traductions de mots d'autres langues.

Occasionnellement, la prononciation du 'd' et du 't' pouvaient être inversées ('t' étant plus moderne que le 'd'). 'v' et 'w' pouvaient être interchangeables également, tout comme 'b' et 'v', selon les régions. La prononciation du 'j' avait évolué du 'y' à un simple 'j' (même si on entendait toujours 'y' dans certaines communautés). Le 'h' initial était le plus souvent aspiré (sauf dans sa forme archaïque et dans les Chants Mandaloriens) et il était toujours prononcé au milieu d'un mot. En fait, il n'y avait tout simplement pas de lettre non prononcée en Mando'a : tout comme les Mando'ade, vous voyiez tout ce qu'il y avait à voir. Ainsi, on note : '-uy' donne [ou-ii]; 'u' = [ou]; 'cye' = [shaÏ]; '-yc' = [sh] (après une voyelle); 'c' = [k] (avant un 'a' au début d'un mot); 'c' = [s] (avant une autre voyelle au début ou au milieu d'un mot); 'cy' = [sh].

La prononciation des consonnes en fin de mot variait dans les chansons. Elles devenaient souvent une syllabe supplémentaire. Ainsi pour garder le nombre de pieds ou le rythme, tor pouvait donner to-rah et tang, tan-gah.

Maintenant, que vous connaissez les bases, pour créer des phrases en Mando'a, il vous suffit d'aller consulter la fiche Vocabulaire Mandalorien ainsi que la fiche Alphabet Mando'a.

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