Droïde Cuisinier COO

Le Droïde Cuisinier COO était produit par la firme Industrial Automaton.

Mon pire souvenir de l'espace ? Non, ce ne fut pas de naviguer à travers les anneaux de feu de Fornax. C'est le mois que j'ai passé en service sur le vaisseau Loronar, coincé avec un droïde cuisinier végétarien
__Reginald Barkbone, pirate légendaire des 7 Secteurs

Les fins gourmets avaient de quoi frissonner à l'idée d'un droïde cuisinier : comment faire confiance à une machine ne possédant pas le sens du goût afin de préparer un repas ?

Heureusement pour les compagnies comme Industrial Automaton, la plupart des gens n'étaient pas aussi fines bouches. Bien que les COO fussent des droïdes de cuisine, ils manquaient réellement de connaissances culinaires. En effet, chaque unité n'était commercialisée qu'avec quelques centaines de recettes basiques, tirées du très ancien « Hololivre des maîtresses de maison Humbarines ». Bien qu'Industrial Automaton ait précisé qu'un remplacement de cette programmation eut été toujours possible par un autre software, cela impliquait un désassemblage partiel du droïde, dissuadant du même coup de nombreux propriétaires.

Il était très difficile de savoir ce que le droïde allait bien pourvoir servir. En effet, connaître la programmation d'un de ces droïdes relevait du miracle. Ils étaient connus pour être des menteurs notoires, et étaient spécialistes pour raconter ce que le client désirait entendre. De pacifistes Caamasi avaient même réduit en pièce des droïdes COO, sous prétexte qu'ils leur avaient servi de la cuisine Hutt ! De nombreux acheteurs, connaissant les défauts de ces droïdes, ne les employaient que pour réchauffer et servir des plats. En raison de leur programmation, les COO étaient très rigides sur les horaires de repas. Si l'on pouvait facilement convaincre des droïdes similaires de préparer des encas à toutes les heures, c'était toute une autre histoire en ce qui concerne les droïdes COO. En effet, lorsque ces unités annonçaient la fermeture des cuisines, leurs paroles tombaient comme un couperet. Ces modèles gardaient leurs stocks aussi fermement que les G-2RD veillaient sur leurs prisonniers.

Les COO furent construits à partir de châssis de droïdes ouvriers et dotés d'une sympathie assez peu développée. A l'origine, ils étaient destinés à la restauration de masse, comme dans les grandes cantines militaires. L'élément le plus distinctif du COO était sa flopée de bras. En fonction de leur configuration, ils pouvaient posséder plus d'une douzaine de bras, qui pouvaient se terminer en spatule, en un batteur, en tamis, en une cuiller de service, en une brosse, en une fourchette à viande, en un couteau de découpage, en plusieurs mains à trois doigts ou même en un lance-flammes miniature servant à allumer les brûleurs des fours. Une fois la cuisine et le service achevés, le COO se dotait de brosses en métal afin de récurer les pots et les casseroles.

Le COO possédait également deux puissantes jambes à pinces magnétiques lui permettant de se fixer au sol, une compétence extrêmement pratique sur les bateaux traversant les océans ou les vaisseaux à la gravité artificielle aléatoire. La tête du droïde était plate et comprenait un photorécepteur ainsi qu'un synthétiseur vocal, aussi élémentaire que désagréable. Entre « l'oeil » et la « bouche », se trouvait un « nez ». Ce senseur olfactif assez complexe, associé au photorécepteur, permettait au droïde d'apprécier la fraîcheur des ingrédients, l'assaisonnement d'un plat ainsi que le temps de préparation restant.