Bonegnawer

Rongeur d'Os .

Un rapace d'une grande envergure originaire de Tatooine.

Le Bonegnawer était un oiseau de proie d'une grande envergure (entre huit et dix mètres ailes déployées), natif de Tatooine, et facilement reconnaissable entre tous les autres par son plumage haut en couleur (de la teinte sable ou dorée pour les femelles, à celle bleue électrique ou violet sombre pour les mâles), où dominait toujours au niveau du poitrail, de la crête et de la queue le cramoisi. Beaucoup d'habitants de la planète, et en particulier les Hommes des Sables, le considéraient comme un symbole à la fois de force et de courage, mais aussi de danger, non sans cause directe.

Un bonegnawer en plein vol Un bonegnawer en plein vol En effet, ce rapace possédait toute la panoplie du chasseur redouté : ses ailes amples et son excellente vue lui permettaient de planer extrêmement haut et silencieusement afin de repérer ses proies, avant de plonger sur elles. Une rangée de pics ornait le dos de l'animal. La puissance de sa musculature - et en particulier de ses mâchoires aux dents acérées capables de broyer le roc - agrandissait encore le spectre de son régime alimentaire, qui oscillait du simple rongeur à l'Humanoïde, en passant par le jeune Bantha et le Cliffborer Worm, qu'il allait même chercher jusque dans les failles des rochers en en élargissant l'entrée grâce à son bec. Les os constituaient un délice qu'il se réservait et emportait dans son nid, au contraire de la chair, mangée à même la victime, sur place. Une fois tranquillement installé dans son repaire, il pouvait savourer les carcasses en les broyant pendant des jours, ce qui expliquait que le fond du nid soit tapissé de ces restes appétissants.

Ces nids étaient toujours situés dans les vastes étendues désertes de Tatooine, au cœur de la roche, au centre d'une aire maîtrisée par les propriétaires. La plupart du temps, les jeunes restaient environ trois ans avec leurs parents, le temps de savoir se défendre seuls, puis les jeunes femelles évoluaient en bandes, tandis que les mâles s'établissaient à un endroit et y restaient, cette espèce-là ne migrant pas. Un mâle seul pouvait contrôler jusqu'à 30 kilomètres autour de son repaire, qu'il défendait bec et griffes, et dans lequel il ne laissait entrer aucun autre de ses semblables, s'y réservant seul la possibilité de chasse, tant qu'il était célibataire. Mais lorsqu'il découvrait sa « moitié » et formait un couple - et cela avec un seul partenaire femelle pour toute sa vie, qui pouvait atteindre 30 ou 40 ans - ce territoire doublait en circonférence.

S'approcher d'un nid n'était donc pas chose aisée, mais posséder cet animal semblait pour certaines personnes un tel objet de convoitise, qu'un véritable marché s'était organisé autour de ces œufs ou tous jeunes oisillons, très lucratifs pour ceux qui revenaient vivants de leur rapt, autant à cause de la rareté du produit que par la dangerosité de l'expédition ( un des deux parents restait toujours près des bébés). Et s'ils étaient si attentifs à leur progéniture, c'est qu'en plus de ne pondre que trois ou quatre fois dans sa vie, la femelle Bonegnawer savait que peu de ses petits dépasseraient le stade d'œufs : au terme d'une très longue période d'attente après la ponte de 14 mois pendant laquelle se seraient succédés les intempéries, les tentatives de rapt et les prédateurs affamés, seuls quelques-uns des oisillons verraient le jour... Et ceci n'est qu'une simple expression puisqu'ils naîtraient muets - pour quelques heures - et aveugles, et ne découvriraient le monde que plusieurs jours plus tard. C'est d'ailleurs ce qui en faisait une période particulièrement convoitée pour les futurs maîtres de Bonegnawers, puisque le petit s'attacherait à la première personne vue, et qu'il serait alors bien plus facile de domestiquer un nouveau né qu'un oiseau adolescent.